Nos âmes la nuit

de Kent Haruf

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anouk Neuhoff. Robert-Laffont, « Pavillons », 2016, 180 pages, 18 €.

Au-delà du regard des autres et de son propre mystère naît la tendresse d’un amour d’automne. « Seulement deux vieillards qui discutent dans le noir », dit Addie… Seulement, mais par lentes et paisibles touches de gestes et de confidences nocturnes, la simplicité de l’écriture redonne au monde de la densité, de la lumière : une promenade main dans la main, le lit d’une rivière, l’élan d’un chien. La mémoire des actes comme des souffrances y retrouve un chemin ; la pureté y affronte le qu’en-dira-t-on, la cupidité et la lâcheté. Décédé en 2014, peu après avoir écrit ce roman, Kent Haruf nous offre, par son écriture toute en intensité épurée, sûrement un de ses plus beaux textes.

nos-ames-la-nuit

Recension parue dans la Revue Etudes de Décembre 2016